Posté le : Sam 19 Déc 2009 10:13 |
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| Marc Maximilien Authier |
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Je sais. Ça fait mouton. Mais quoi ? Il faut bien donner à Caesar ce qui revient à Caesar.  |
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Posté le : Sam 19 Déc 2009 10:13 |
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Posté le : Sam 19 Déc 2009 13:13 |
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| DoubleK |
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Dernière édition : DoubleK le Ven 12 Mars 2010 04:10; Edité 1 fois |
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 |  | | Re: Précision pour Gilles Caye |
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Posté le : Sam 19 Déc 2009 19:29 |
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| Gilles Caye |
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| DoubleK a écrit: | Vous mentionnez la possibilité pour les organismes publics d'utiliser une ligne de Trésorerie à la
BC . C'était (et c'est toujours) en usage |
ça varie dans l'histoire et c'est ce qu'il faut surveiller, ça se produit sous toutes les latitudes et à toutes les époques et ce n'est plus d'usage en Europe jusqu'à ce que ça le redevienne éventuellement
Eric DEHAY, un spécialiste français de la monnaie particulièrement en Allemagne
| Citation: | L'hyperinflation des années 20 trouve une première source dans le financement par l'emprunt des dépenses liées à la 1ère guerre monidale. L'Allemagne sort du conflit avec une dette publique considérable à laquelle s'ajoute l'obligation de paiement aux vainqueurs des réparations. La fragilité de la structure politique et sociale de l'Allemagne de l'époque empêche alors l'émergence d'une solution budgétaire. Cette fragilité s'exprime notamment dans l'impossibilité de trouver un consensus au sujet d'une réforme fiscale. Le débat politique au sein du Reichstag montre alors une forte opposition entre partis qui reproduit des conflits entre classes sociales. Une telle lutte d'intérêts à l'intérieur de la société allemande peut s'exprimer d'autant plus facilement qu'elle est masquée par la façon dont est traitée la question des réparations. L'idée se diffuse selon laquelle il est inutile de chercher à agir en matière budgétaire tant que pèse, sur les finances du pays, une charge considérée comme insupportable à supporter.
Chacun pouvant se reconnaître dans cette expression de l'intérêt national, un consensus semble se fonder par delà les conflits d'intérêts : c'est la création monétaire qui va assurer le financement des dépenses publiques. Le processus d'hyperinflation se développe à partir de la mi-1919 et ne prendra fina qu'en novembre 1923.
C'est dans ce cadre que se déroule la 1ère expérience d'indépendance d'une banque centrale allemande. Les Alliés, qui soupçonnent les Allemands d'avoir consciemment détruit leur monnaie afin de démontrer l'impossibilité de payer les réparations, cherchent des garanties avant d'accorder des délais de paiement. Ils souhaitent que soit mis fin à la monétisation systématique des déficits publics.
L'idée de l'indépendance de la BC, déjà évoquée lord de la Conférence financière internationale de Bruxelles en 1920, refait ainsi surface en 1922. Au début de l'année, dans une demande de report d'échéances adressé à la Commission des Réparations, le Chancelier allemand Wirth plaide sa bonne foi en écrivant : « pour ce qui est du fait qu'au point de vue juridique la Reichsbank est dépendante du Chancelier du Reich et du scrupule que cela a fait naître dans les esprits des gouvernements alliés, le gouvernement allemand va en faire la part. Il soumettra à l'approbation du Reichstag un projet de loi qui , une fois voté, va avoir pour effet d'abroger la faculté dont jouit le Chancelier de s'ingérer dans les affaires de la Reichsbank ». En d'autres mots, le projet aura pour effet de stabiliser l'autonomie de la Reichbank. LA loi du 26 mai 1922 ouvre l'histoire allemande de l'indépendance de la banque centrale. Jusqu'à cette date le directoire de la Reichsbank devait « se conformer en toute occasion aux instructions et aux ordres du Chancelier (art 27 de la loi bancaire de 1875. Le président de la BC n'est plus nommé par l'Empereur mais par le Reichstag. |
On arrête la manip et l'hyper-inflation commence déjà à se calmer avec un complément pour bien repartir
| Citation: | | C'est une réforme plus profonde que la simple modification du statut de la banque centrale qui va mettre fin à l'inflation. LA réforme monétaire d'octobre 1923 crée une monnaie parallèle (Rentenmark) gérée par une institution indépendante de la Reichsbank ou du gouvernement et indéxée sur le « patrimoine national ». |
Et rebelote sous le IIIème Reich
| Citation: | | La loi du 15 juin 1939 donne au directoire de la banque le statut d'une administration du Reich. Il devient un simple organe d'exécution. Le chancelier peut notamment fixer lui-même le montant des prêts que la Reichsbank consent au gouvernement. |
et pardi!....Pouvoirs illimités, pas de dettes pas d'intérêts... pas de remboursement...
A la base un problème de dette, une réforme fiscale qui ne vient pas, un souci avec des intérêts étrangers qui détiennent la dette et finalement l'intérêt national prime
On est loin d'une injection de liquidités qui va se déboucler dans l'autre sens dans 6 mois...
France :
| Citation: | | La loi du 4-8-1993 interdit à la BDF de consentir des avances au Trésor public ou à tout autre organisme ou entreprise publics. La convention du 10-6-1993 (État/BdF) prévoit que les concours consentis antérieurement seront remboursés avant le 1-1-2004 et, à tout le moins, par dixième chaque année. |
Pour entrer dans l'euro, la France a dû rembourser sur 10 ans cette avance (montant déjà cité, j'ai l'ordre de grandeur mais plus le montant exact en tête)
Quelques rappels Denise Flouzat, membre comité politique monétaire BDF (source : BDF)
*** soit vous voyez un ou des comptes à l'actif soit vous n'en voyez pas...
Certains disent qu'on ne peut pas toujours les voir... je peux comprendre même s'il faut des arguments...
mais vous parlez d'une part de ligne de trésorerie et d'autre part de comptes positifs ?! là je ne peux pas comprendre
Il y a 17 contreparties bancaires à la Fed (primary dealers), il y en a 500 à la BCE...
Un compte à la BCE positif ne pose pas de souci, c'est l'avance qui le pose donc un compte négatif. Le trésor a un compte à la Fed pour enregistrer les sommes qu'il emprunte via les obligations pour financer son déficit budgétaire et il tire ses paiements dessus comme vous et moi avons un compte courant dans une banque sur lequel est prélevé le paiement de l'abonnement au fournisseur d'accès à internet pour venir sur ce forum...
Un compte au passif ne pose aucun souci, c'est le compte courant général oui... il y en a même 2 depuis un an ....c'est à l'actif que le problème se pose car alors il y a une contrepartie dans le vide total.
Tout le monde ou presque est soumis à la même chose et les réformes sont les mêmes à peu près partout notamment depuis la loi Giscard en France de 1973. Voici par exemple un type d'avance toujours permis à la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest.
Le Niger peut donc taper là-dedans par ex.. Chez nous ça nous fera quelques débats avant... car encore une fois, les nouveaux entrants à l'euro savent que pour y entrer les grands pays ont du rembourser leurs avances. Traduction : n'envisagez même pas d'y songer!
Jusqu'à ce que ça change...
*** Si vous me parlez des rachats à hauteur de 60 milliards € prévus sur un an de covered bonds, oui il y a des achats sur le marché secondaire et primaire |
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Posté le : Dim 20 Déc 2009 12:27 |
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| DoubleK |
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Dernière édition : DoubleK le Ven 12 Mars 2010 04:13; Edité 1 fois |
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Posté le : Lun 21 Déc 2009 12:11 |
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| Gilles Caye |
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Ok, je comprends mieux ce à quoi vous faites allusion. Merci pour la précision.
Cela est équivalent à une gestion de trésorerie centralisée comme pour un groupe privé avec ses filiales produisant et gérant des comptes consolidés
S'il y a un principe d'arrêté de comptes fusionnés trimestriel vous avez finalement un solde global, reste à savoir si la fusion comptable des soldes de trésorerie dans les banques commerciales de ces entités avec le solde de trésorerie dans la comptabilité publique est fusionné in fine... ce qui ne semble pas être le cas d'après ce que vous dites... et ce que j'envisage aussi tout à fait, les sphères et les pratiques des 2 étant bien disctinctes
Mais c'est plus un souci de gestion comptable et surtout de gestion de trésorerie qui n'interfèrent pas sur l'origine de la création monétaire.
Le compte est positif à la BC
et si ces entités 'tampons' ont des comptes négatifs ailleurs, c'est via le réseau des institutions financières donc, toute création monétaire se retrouvera dans les agrégats monétaires classiques et il n'est nul besoin de retraiter cela dans le bilan de la BC.
De tout temps, certaines banques commerciales ou privées ont participé au financement d'hôpitaux par exemple pour leurs investissements comme pour leur fonctionnement au quotidien
Si un hôpital se construit à côté de chez vous, vous aurez parfois même un grand panneau type publicitaire où les montants des financements (Europe, Etat, région etc ) apparaissent, y apparaissent même les financements privés parfois.
Pour le citoyen, effectivement c'est plus un problème de communication sur la réalité comptable des administrations publiques et para-publiques, mais à mon avis sur la seule question de la trésorerie à un instant 't' lors des arrêtés comptables, car encore une fois, la publicité sur les financements à moyen et long terme est importante. Aucun banquier n'a jamais refusé de paraître dans un article sur un financement important dans sa région. D'ailleurs si il peut y apposer une pub ou un logo à côté ... |
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 |  | | Merci Gilles je n'ai pas votre culture mais... |
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Posté le : Dim 03 Jan 2010 17:17 |
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| la sentinelle vigilante |
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J'ai toujours pensé que nous ne pouvions percevoir que la partie imergée de l'iceberg (ici le bilan que les banques centrales veulent bien nous communiquer...). Si on se rappelle bien début 2009, la Californie ne devait pas finir le 1er trimestre tellement sa situation était hors de contrôle et puis plus rien...et cet état continue de fonctionner comme si rien ne s'était passé mais avec quel argent ?
Pourquoi la Fed ne parviendrait-elle pas à cacher la réalité de ses opérations "non conventionnelles" ? Les 9000 milliards disparus justement pourquoi pas de la création monétaire pour financer indirectement les difficultés de l'ensemble des états US ?
Je vous laisse méditer sur la dernière étude de Pascal Roussel qui partage aussi le risque accru d'hyperinflation aus US...
| Citation: |
Dettes publiques américaines
P.Krugman prix Nobel d’économie estime que même si la dette américaine par rapport au PIB va probablement doubler prochainement, ce ratio restera inférieur à celui observé en Italie ou même en Belgique. Et comme ces pays s’en sortent relativement bien, il n’y a pas de raison pour que les USA ne fassent pas de même! Vraiment ?
Une première différence majeure est qu’aucun de ces pays européens n’émet une monnaie considérée comme réserve mondiale. Contrairement aux Etats-Unis, ce sont habituellement les populations nationales qui prêtent à leurs gouvernements respectifs. Par contre ce sont l’Asie et les pétro-monarchies qui prêtent au gouvernement américain, du moins, jusqu’à présent.
Ainsi la Chine, par exemple, prête au gouvernement américain pour une seule raison: recycler les dollars que les consommateurs américains lui donnent en échange des produits chinois qui remplissent les centres commerciaux. Or comme le consommateur américain achète moins de produits chinois, il y a moins de dollars à recycler et donc à prêter au gouvernement Obama.
De plus en Europe, la population est « habituée » à être taxée par tous les moyens possibles pour financer les déficits publics alors qu’avant la crise et en terme de PIB, les recettes fiscales du gouvernement américain étaient historiquement stables . Autrement dit, les américains ne sont absolument pas préparés à subir les foudres taxatrices que les européens endurent régulièrement.
En fait, jusqu’avant l’ère Bush Jr, les déficits publics américains étaient restés sous contrôle et c’est pour cela que le gouvernement américain pouvait emprunter à bon compte sans taxer trop lourdement. Mais face aux irresponsabilités guerrières des gouvernements Bush Jr et Obama, on peut s’attendre à ce que le coût de cette dette finisse par augmenter.
Le gouvernement parvient encore à masquer le chiffre réel du chômage (supérieur à 17%) en définissant une personne sans emploi de manière bien particulière et en ajustant les chiffres par un modèle statistique douteux en période de crise. Mais il y a un indicateur de crise qui ne trompe pas: ce sont les revenus fiscaux. Ces 12 derniers mois les revenus fiscaux des personnes physiques sont en chute de 8% et ceux provenant des entreprises ont fondu de 64% ! Et il n’y a pas que le gouvernement fédéral qui voit ses revenus fiscaux diminuer, il en va de même pour toute une série d’Etats (comme la Californie, le New Jersey, la Floride…) qui compensent en s’enfonçant dans les dettes. Ainsi, le gouverneur de l’Etat de New York vient de déclarer que pour la première fois dans l’histoire, l’Etat de New York sera en déficit en décembre 2009.
Alors, même si Obama voulait utiliser les recettes européennes afin de pressurer encore davantage ses concitoyens, il n’y parviendrait pas : le consommateur américain a tout simplement de moins en moins de revenus taxables.
Et il n’y a pas que ses revenus qui sont en baisse, ses lignes de crédits sont elles aussi en diminution. Malgré tous les efforts du gouvernement US et malgré la propagande diffusée sur les grands médias financiers, le consommateur américain qui représentait encore il y a peu les 2/3 du PIB américain, et donc quasi le tiers du PIB mondial, refuse obstinément de consommer.
Au deuxième trimestre 2008 le montant total des lignes de crédit inutilisées sur les cartes de crédit américaines atteignaient un niveau record de 4700 mlds de USD mais le dernier rapport, fin novembre 2009, montre que ce montant a fondu de 1200 mlds de USD et qu'il va continuer à diminuer dans les prochains mois. Un montant astronomique que le consommateur américain ne pourra pas utiliser pour donner à la reprise un semblant de réalité. En fait de reprise, c'est la déflation monétaire qui s'accélère par la destruction, le non renouvellement et le non remboursement des crédits.
On entend souvent dire que la Fed peut créer des dollars à partir de rien, de sorte qu’il y aura toujours assez de dollars pour payer la dette publique. Naturellement, il s’agit d’une grave erreur de compréhension sur la manière dont l’argent est créé: schématiquement la Fed émet des dollars en échange de dettes publiques (dettes que l’Etat doit rembourser et sur lesquelles il doit payer des intérêts). La création de dollars nouveaux est liée à la création de nouvelles dettes (à l’achat de bons d’Etat). Donc c’est absurde de croire que la Fed pourrait « rembourser » les dettes publiques avec de l’argent nouveau. Comme je l’ai largement évoqué dans de précédents articles, la Fed achète indirectement (et relativement clandestinement) le plus d’obligations gouvernementales américaines possibles. Et d’ailleurs ces derniers temps, ce sont surtout des dettes liées à des crédits hypothécaires qu’elle achète massivement. La Fed était déjà le plus gros concessionnaire auto, elle sera bientôt le plus grand propriétaire immobilier. Tout ceci contribue lourdement à adosser le dollar à des actifs très douteux et fragilise chaque jour un peu plus sa valeur de monnaie de réserve mondiale. La Fed est parfaitement consciente de la faiblesse du dollar mais, sa hantise étant la déflation, elle tente par tous les moyens de créer de l’inflation des prix en dévaluant le dollar (par rapport à l’or, aux matières premières,…) afin de pousser à la hausse le prix des produits importés. La plupart des banques centrales font d’ailleurs la même chose pour lutter contre la déflation des prix. C’est dans la bourse américaine que cette inflation désirée par la Fed se manifeste mais pas ailleurs. Ce faisant elle joue avec le feu car à ce petit jeu, elle se rapproche du point critique où il y a une perte de confiance dans la monnaie. Une fois ce point dépassé, la réaction s’emballe, devient incontrôlable et on bascule dans l’hyperinflation qui se termine par la mort de la devise.
Bien entendu nous n’en sommes pas encore là. On peut s’attendre avant cela à un fabuleux dollar « short squeeze » (et donc un renforcement provisoire de cette devise) quand le prochain crash boursier entraînera un nouveau débouclage brutal du carry trade invraisemblable qui a alimenté le NYSE ces derniers mois, encouragé par des taux ridiculement faibles aux Etats-Unis.
En attendant la lointaine hyperinflation finale, une profonde déflation continue de s’installer. Mais on se rapproche néanmoins chaque jour de ce point de perte de confiance qui sera d’ailleurs intimement lié à la montée en puissance des DTS du FMI dont j’ai déjà largement parlé dans de précédents articles.
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Il évoque aussi la dette publique US et le véritable noeud du problème, c'est à dire sa maturité...pensez 53 % de cette dette devra être remboursée dans moins de 2 ans...
| Citation: |
Le nœud du problème se situe dans la maturité de cette dette: elle est essentiellement à court terme et plus elle se creuse, plus sa maturité diminue. En fait, 53% de cette dette devra être remboursée dans moins de 2 ans ! Autrement dit, l’Etat américain doit constamment emprunter pour rembourser les emprunts précédents (ce qu’on appelle le « roll over »): dans les prochains mois, l’Etat devra emprunter 1600 mlds de USD, dans moins d’un an il devra trouver 3000 mlds de USD. Comme ses recettes annuelles sont actuellement de 2104 mlds de USD et ses dépenses de 3521 mlds de USD, il est bien obligé d’emprunter sans fin.
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http://www.leseditionsromaines.....268f5776d0
Le voyant est toujours au rouge, je le vois plutôt rouge vif, il serait sage de se préparer au pire et d'anticiper ...les US ne sont pas le Japon et le $ n'est pas le yen, tout comme les dettes US ne sont pas majoritairement dans les mains des américains à la différence des dettes nippones...à suivre encore une fois le retour des $ à la maison pourrait se faire dans la précipitation, la fin d'un carry trade en pire, il s'agit ici de la monnaie de réserve mondiale.
Rappel, citation toujours d'actualité et en cours d'accomplissement :
| Citation: |
On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps.
Abraham Lincoln |
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_________________ "Plus un risque est grave, moins bien il est couvert."
"Nous voulons quelques fous maintenant. Regardez où les gens normaux nous ont conduits," George Bernard Shaw.
"Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous," épître aux Romains, La Bible. |
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 |  | | Un petit peu d'histoire... |
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Posté le : Ven 15 Jan 2010 20:01 |
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| la sentinelle vigilante |
| Général |

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| Inscrit le : 08 Mars 2007 |
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Que nous apprennent les leçons de Weimar...à méditer pour tous ceux qui sont positionnés en or et/ou en argent et qui voudraient un moment ou un autre arbitrer. Retenir le ratio or/argent de cette crise pendant la période allant du 23 octobre 1923 au 30 novembre 1923 pourrait vous être utile ...qui sait...en attendant passer d'une moyenne de 15 à 160 est pour le moins explosif...à suivre ça chauffe aux US et en UK, nous serons probablement bientôt fixés (n'oublions pas que la tromperie ne dure qu'un temps et que "la force d'une correction est égale et opposée à la tromperie qui l'a précédée").
http://www.24hgold.com/francai.....rect=False |
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_________________ "Plus un risque est grave, moins bien il est couvert."
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Posté le : Jeu 21 Jan 2010 08:25 |
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| DTX |
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merci à tous pour vos commentaires toujours aussi interessants
Je vous passe un rapport de Natixis sur lequel je voudrai avoir premièrement votre avis
et deuxièmement si l'on suit ce rapport et si une telle dévaluation de l'euro, du dollar et de la livre était possible quelles seraient d'après vous les conséquences sur la valeur de nos métaux préférés et sur leurs mines
merci d'avance pour vos réponses
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51345 |
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_________________ "Le hazard est le meilleur moyen que Dieu a trouvé pour passer inaperçu..."
Albert Einstein |
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Posté le : Jeu 21 Jan 2010 09:42 |
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| mook |
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| Inscrit le : 30 Mai 2007 |
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| DTX a écrit: | merci à tous pour vos commentaires toujours aussi interessants
Je vous passe un rapport de Natixis sur lequel je voudrai avoir premièrement votre avis
et deuxièmement si l'on suit ce rapport et si une telle dévaluation de l'euro, du dollar et de la livre était possible quelles seraient d'après vous les conséquences sur la valeur de nos métaux préférés et sur leurs mines
merci d'avance pour vos réponses
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51345 |
Avec les métaux, votre pouvoir d'achat reste constant |
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 |  | | Hyperinflation: US et UK... |
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Posté le : Jeu 21 Jan 2010 17:18 |
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| la sentinelle vigilante |
| Général |

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| Inscrit le : 08 Mars 2007 |
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Stagflation en Europe ?
| Citation: |
Comme la reprise des bourses d’actions depuis mars 2009 a précisément commencé avec la remontée de l’euro/dollar US, la rechute de ce dernier devrait provoquer leur retournement. Facteurs aggravants: non seulement les résultats des grandes banques (US surtout) sont catastrophiques mais encore la timide reprise économique occidentale récente a tourné court pendant que la crise s’étend maintenant aux pays émergents jusqu’ici épargnés. A un moment où les USA, la Grande-Bretagne, le Japon et l’Europe n’ont plus aucune marge de manœuvre budgétaire comme d’endettement supplémentaire et que leurs banques centrales ne peuvent plus baisser leurs taux d’intérêt à court terme déjà voisins de zéro, ni continuer la monétisation de leurs dettes publiques comme privées sauf à provoquer l’hyper-inflation. Bref, c’est l’impasse des politiques monétaires ultra laxistes et l’échec des plans dits de relance, comme on pouvait s’y attendre. C’est-à-dire le scénario de stagflation (croissance économique nulle + inflation) vers lequel on se dirige. Scénario dans lequel les actions baisseraient fortement alors que les obligations d’Etat n’offriraient plus de refuge. Il faut toutefois que la double cassure de l’euro/dollar US et des indices boursiers se confirme plus nettement ces jours prochains.
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à suivre...
http://www.forum-monetaire.com/?p=830
Et pour essayer de répondre à DTX:
| mook a écrit: | | DTX a écrit: | merci à tous pour vos commentaires toujours aussi interessants
Je vous passe un rapport de Natixis sur lequel je voudrai avoir premièrement votre avis
et deuxièmement si l'on suit ce rapport et si une telle dévaluation de l'euro, du dollar et de la livre était possible quelles seraient d'après vous les conséquences sur la valeur de nos métaux préférés et sur leurs mines
merci d'avance pour vos réponses
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=51345 |
Avec les métaux, votre pouvoir d'achat reste constant |
Avis partagé sur le métal et concernant les mines cela est plus compliqué, il faut tenir compte en effet de la situation géographique et géopolitique...
Pour ma part Natixis est difficilement crédible...elle qui n'a pas vu venir la crise voudrait maintenant nous donner des leçons ...
L'émission cette année de plus de 5000 milliards de $ d'emprunts obligataires sur la planète terre (dont 3000 rien que pour les US ) n'est que peu prise en compte ce qui fausse la donne surtout si l'on considère que le bilan de la Fed pourrait ne pas nous afficher la réalité: celle voulant que depuis de nombreuses années la Fed achète la dette US sans que cette dernière n'apparaisse effectivement dans son bilan...ce qui expliquerait d'une part le maintien des taux d'intérêt à des niveaux bas, voir le fait qu'ils aient continué à baisser dans les années 80 ....et l'intervention des avocats de la Fed afin que les comptes de cette dernière ne soit pas auditée afin d'éviter de "provoquer un cataclysme financier planétaire"...rien que ça...
Sans parler de la fuite vers les valeurs réelles dont à parler Ludwig Von Mises...l'hyperinflation est à notre porte...
| Citation: |
Dans un surplus généralisé de liquidités, dans lequel le capital d’investissement bouleverse les flux d’échange des matières premières, l’inflation, plutôt que la déflation, en résulte – une inflation probablement très rapide, plutôt que l’inflation modérée de 5 à 10% que nous avons connue dans les années 70. Cette inflation accroît encore plus la demande de matières premières, aggravant ainsi le problème. Les entreprises incapables d’obtenir les matières premières ferment, les revenus réels des ouvriers chutent fortement (même s’ils conservent leurs emplois) et le PIB baisse de façon équivalente à une situation de déflation.
Nous n’avons jamais connu d’hyper-inflation mondiale, dans laquelle l’argent, qui ne permet plus d’acheter de marchandises, devient sans valeur. Dans des pays particuliers, les guerres ont produit cet effet, notamment dans les guerres révolutionnaires aux Etats-Unis et en France, lorsque les « continentals » et les « assignats » ne valaient plus rien. Des effets similaires ont été produits en Amérique Latine par un excès de monnaie fiduciaire : lors de périodes d’hyper-inflation, les Argentins ont connu la famine, même si leur pays est l’un des plus gros producteurs de nourriture au monde. Toutefois, sur le plan mondial, nous n’avons rien connu de pire que l’inflation mondiale modérée des années 70, dans laquelle les flux commerciaux ont été perturbés et les revenus et les actifs affectés ; mais les matières premières restaient généralement disponibles sur le marché et si la production s’était affaiblie, elle n’avait pas fortement décliné.
La fascination d’ajouter un autre chapitre dans les manuels des historiens de l’économie n’est pas suffisante pour faire de l’hyper-inflation mondiale autre chose qu’un événement qui doit être évité à tout prix. Cela pourrait aider le « Bernanke » de 2080 à prendre de meilleures décisions de politique monétaire que l’actuel président de la Réserve Fédérale, puisqu’il aurait l’occasion d’être le meilleur expert dans le monde sur le crash hyper-inflationniste de 2011. Cependant, en ce qui concerne cet article, les générations futures peuvent saisir leurs chances – nous devons absolument éviter que l’hyper-inflation ne se produise au cours de cette génération.
Le coût pour éviter un tel désastre semble plus élevé de jour en jour. Une fois que des articles commencent à paraître dans le Financial Times sur des investisseurs qui choisissent d’acheter des matières premières physiques plutôt que des contrats à terme, les investisseurs seront attirés en beaucoup plus grand nombre par cette activité. Un resserrement modéré de la politique monétaire, qui aurait très bien pu défléchir les forces de l’hyper-inflation, s’il avait été instauré, il y a plusieurs mois, pourrait se révéler inefficace à ce stade.
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http://questionscritiques.free.....171009.htm |
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_________________ "Plus un risque est grave, moins bien il est couvert."
"Nous voulons quelques fous maintenant. Regardez où les gens normaux nous ont conduits," George Bernard Shaw.
"Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous," épître aux Romains, La Bible. |
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 |  | | Elle arrive même si certains s'impatientent... |
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Posté le : Mer 03 Fév 2010 19:06 |
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| la sentinelle vigilante |
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| Inscrit le : 08 Mars 2007 |
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ou trouvent le temps long. Il ne faut pas comprendre ici le fait de se réjouir du désastre, loin de là mais d'anticiper une tendance ou un évènement inéluctable et de s'y préparer...hélas plus la chose tarde, plus la chute est brutale et le désastre immense ainsi que le temps pour se redresser long...
http://olivierdemeulenaere.wor.....-episodes/ |
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