 |  | | 2 questions à se poser.... pour le tableau d'ensemble |
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Posté le : Jeu 19 Nov 2009 14:09 |
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| Gilles Caye |
| Général |

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| Inscrit le : 19 Mars 2007 |
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Pour être complet vis à vis de mon 1er graphe qui concernait les t-notes,
Voici le total (avec donc les bills, c'est à dire les obligations à court terme)
1 / Est-ce que quelqu'un trouve une corrélation avec ce qui est énoncé ?
Poursuivons ...
Bien sûr tout cela pourrait être une coïncidence quelconque avec un autre facteur. Plongeons nous alors dans le passé depuis le tout départ.
Government bonds bought = achat des obligations du gouvernement par la Fed
2 / Est ce que quelqu'un arrive à soutenir que de 1945 à 1970 les achats des obligations du gouvernement sont en rapport avec l'endettement public des USA quand on sait que justement le budget était plutôt à l'équilibre et que dans les années 70 alors que les déficits commençaient à poindre, la Fed s'est mise à ne plus rien acheter ?!
Qui trouve une corrélation ou un quelconque lien ?
Au final, on a une saignée historique en 2009 qui nous aura ramené à un pourcentage de détention en cours d'année équivalent à celui de 1943 et même sous le pic de 1934. Bien sûr cette saignée est aujourd'hui résorbée puisque tout cela est revenu à son niveau de départ peu ou prou à ce jour. |
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Posté le : Jeu 19 Nov 2009 14:09 |
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Posté le : Jeu 19 Nov 2009 14:52 |
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| mook |
| Général |

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Je suis vraiment très surpris de ces chiffres.
Mais qui a achété les 1400 milliards de dettes du dernier exercice? et avec quoi? |
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Posté le : Jeu 19 Nov 2009 15:02 |
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| Gilles Caye |
| Général |

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Voyons maintenant après avoir traité le 1er point sur les achats de titres publics le 2ème sujet sur les effets sur la forte hausse des bases monétaires qui en serait la conséquence et enfin le 2nd tiret.
La forte hausse des bases monétaires serait donc une des cause de la monétisation directe :
Nous avons maintenant en main les détentions de la Fed et l'évolution des besoins financiers liés au déficit publics présentées dans les graphes des posts précédents
Comparons sur période longue avec l'évolution de la base monétaire
Non seulement le lien avec les détentions de la Fed ou les déficits publics n'est pas présent si vous juxtaposez tout cela mais il n'y a même pas de lien entre l'évolution de l'activité de crédit des banques commerciales et la variation de la base monétaire ! (vous comprenez d'ailleurs peut être maintenant mieux pourquoi parfois je répète assez souvent qu'il n'y a forcément de lien entre un problème de nature monétaire et un problème de nature bancaire - souvenez vous du cas de la Suisse déjà cité)
* l'achat des titres publics par les banques commerciales
On ne note toujours pas particulièrement d'accroissement ou de changement de tendance ni de liens avec l'évolution des besoins de financement.
---> Et pourtant, tout se tient quelque part dans ce flash et je suis sûr qu'il en aura séduit plus d'un. Qu'est ce que c'est ? (la suite dans le prochain post vous verrez alors que soudain les graphes présentés deviennent beaucoup moins sujets à débat) |
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Posté le : Jeu 19 Nov 2009 18:20 |
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| Gilles Caye |
| Général |

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| Inscrit le : 19 Mars 2007 |
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Un lien entre monétisation et déficits publics était fait jusque là (avec les soucis que vous avez pu constatés par vous même pour expliquer l'un par l'autre et vice versa sur 2 des 3 manières de le faire citées) mais soudain ce lien qui serait la cause de tout aurait une conséquence
C'est qu'il y a donc un 3 ème élément et que ces 2 éléments à eux seuls dans leur lien entre eux ne sont pas la donnée de tout le problème. Vérification :
Nous y voilà!
| Citation: | | Maintenir les taux d'intérêts à long terme nettement en dessous du niveau qui correspondrait aux déficits publics |
Et à partir de là, il n'ya plus de débats ni de difficultés sur les graphes... bien au contraire
Ce sont les taux d'intérêts. L'évolution ou le rouage entre les 2 passe par le taux d'intérêt. Dès lors on peut mieux comprendre (Taux d'intérêts = prix de la dette)
Effet indéniable sur les taux. Exemple du Japon avec des taux au plancher. C'est on ne peut plus clair.
et, on ne parle plus du lien direct mais de l'effet sur les taux d'intérêts et donc la charge de la dette. ( remarquez le "puisque" justifié par les taux et non pas par le flux de trésorie entre la dette et la monétisation)
et pour cause car sinon comme on l'a vu ça ne tient pas !
On peut alors s'endetter en réduisant la charge d'intérêt à payer.
Le souci d'une dette ce n'est pas tant son volume que sa charge. Tant que sa charge mensuelle diminue, elle peut augmenter globalement. Pour une société par exemple, à partir du moment où 33 % du résultat d'exploitation ou de l'EBE est mangé par les intérêts la société à des risques de s'asphyxier car cela risque de la mettre en perte et de réduire ses fonds propres. Qu'il y ait 1 ou 2 unités quelconques au passif qui alourdisse(nt) le bilan ne change rien aux flux de votre compte de résultat... (même s'il faut sortir ça en trésorerie mais comme on 'roule' la dette depuis des lustres..)
--> Le créancier évalue la probabilité de voir le service de la rémunération de ses avoirs prêtés comme étant en hausse. Le service de la dette paradoxalement est favorisé... le paiement de ses intérêts n'est pas en péril. 1er point tangible.
Tout le reste s'enchaîne... dans le comportement des investisseurs... qui réagissent au taux réel pour leurs placements.
Taux réels = taux d'intérêt servi - taux d'inflation. Prenons les taux long
enlevons donc le taux d'inflation
à partir de 96-98 les taux réels sont donc devenus positifs sur la dette d'état et la détention par les banques s'est accrue puis elle rebaisse quand le taux d'inflation vient affecter le taux réel puis ça repart lorsque le taux réel réaugmente. voilà une corrélation. 2ème point.
1 : les taux d'intérêt réduisent la charge pour l'état
2 : toujours en fonction des taux d'intérêts les banques commerciales s'adaptent et font varier leurs détentions
tout ceci a asséché tout le reste sur les emprunts aux banques et les actions
mais ces 2 activités repartent quand les taux réels ne sont plus intéressants. Encore une corrélation aux taux d'intérêts. Pourquoi aller prendre des risques quand l'état vous sert un taux réel sur un plateau alors que l'activité privée est enlisée et peu sécurisée ?
Qui plus est les investisseurs sur le Japon voient la totalité de la qualité de leurs risque s'améliorer puisque le risque global s'affaiblit même s'il augmente pour l'état
Des investisseurs purement locaux puisque la dette détenue par les étrangers ne passe en aucun cas les 10 %
Qui peut parler de dégradation du risque global ?
Y-a-t-il une situation identique entre l'endettement nippon et US ? non... mais il y a encore et toujours cette corrélation avec les taux d'intérêts
Taux d'intérêt réels US au plus depuis 15 ans sur le 10 ans et en très forte hausse quand l'état avait besoin qu'on le finance:
A tout hasard... |
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Posté le : Jeu 19 Nov 2009 18:39 |
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| mook |
| Général |

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| Inscrit le : 30 Mai 2007 |
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Tout depend du taux d'inflation que l'on prend, celui qui arrange la fed (ou d'autres BC) ou d'autres...
Mais ça c'est une autre histoire. |
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Posté le : Ven 20 Nov 2009 00:50 |
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| LS |
| Rédacteur |

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| Inscrit le : 03 Mars 2007 |
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| Merci pour cette discussion intéressante, Gilles! |
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Posté le : Ven 20 Nov 2009 06:59 |
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| DoubleK |
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Dernière édition : DoubleK le Ven 12 Mars 2010 09:31; Edité 1 fois |
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Posté le : Ven 20 Nov 2009 15:33 |
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| Gilles Caye |
| Général |

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| Inscrit le : 19 Mars 2007 |
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On peut poursuivre effectivement sur le risque
Les investisseurs dans le cas du Japon face à une situation où ils se sont retrouvés englués et collés au possible avec des dettes privées dans les années 90 n'avaient guère de choix :
- ou bien ils laissaient tout se déboucler naturellement avec des risques de faillites en chaîne
- ou bien la dette publique reprenait à son compte toute cette masse
C'est le 2nd tiret qui a été choisi, dans la crise actuelle aussi.
Dès lors, il se passe la chose suivante :
- les créanciers identifient non plus un marché faits de plusieurs débiteurs avec les risques de couacs associés de çi de là mais un débiteur principal -meilleure visibilité -> réduction de la perception du risque
- en ripant les dettes privées dans la sphère publique, on prend appui sur les agents éconnomiques sains qui ne sont pas endettés et qui peuvent suppléer au remboursement via la politique fiscale. On met sous une masse identique de dettes un dénominateur plus large --> réduction du risque par unité de dettes.
tout s'est un peu calmé ce qui ne signifie pas pour autant que le problème ait disparu. Qu'est ce qui est à l'oeuvre ici ?
Tout simplement le fait que pour chaque unité de dettes le marché se retrouve avec un montant dû comparable mais d'une qualité meilleure. Vous aviez un débiteur qui vous pose souci mais devant vos inquiétudes il vous a consenti une hypothèque. Votre créance reste la même au centime près mais vous partez tranquille en vacances maintenant car vous avez en tête la maison sur laquelle vous détenez enfin un droit. C'est un peu pareil. Du bon sens... rien de technique...
De toute façon au point où vous en étiez à ne plus dormir la nuit, vous ne pouviez pas obtenir mieux. On en est là... le marché est parti en vacances poussant un gros ouf de soulagement. Il fallait absolument dégager le début du cauchemar qui revenait chaque soir pour le lendemain : c-a-d ne plus voir d'épargnants faire la queue sur les trottoirs en Angleterre, puis là puis encore là et puis un peu partout...
A partir de là, il y a 2 cas (je reste sur des faits historiques) :
- celui réussi de la Suède en 92 déjà évoqué où la dette publique a fait un bond aspirant quasiment la dette privée et infligeant une restructuration drastique aux banques par une nationalisation 'coup de poing' pour restructurer tout cela au forceps. Résultat : la dette publique / PIB a fait une cloche et est revenue dans des limites satisfaisantes alors que la dette privée s'est également dégonflée. Tellement bien réussi que ça fait l'unanimité et fait figure d'exemple. D'ailleurs ils ont pû remettre cela à peine 10 après... (comme quoi une réussite n'est le garant de rien du tout. s'ils étaient restés englués comme au Japon ils auraient moins été dans les pays baltes, passons)
- celui du Japon qui est moins 'historique' et donc les conclusions sont plus difficiles à tirer .. car ... il est toujours en cours. Il sert plutôt d'exemple aux déflationnistes de la planète pour dire que c'est surtout la dette privée qui pose problème et que même à des % astronomiques de dettes publiques ma foi ces gens là tiennent le coup, alors par ici on a bien le temps de voir venir...
Pourquoi pas, mais il faut donc revenir sur ce chassé-croisé entre dettes publiques et privées pour bien comprendre ce qui se passe. Ok le Japon a gagné du temps mais jusqu'à quand ?
http://www.postimage.org/image.php?v=gx1oOmYr
Une fois que le marché n'a plus le souci de la dette privée (elle est sous le niveau des années 60) et elle est inférieure à la dette publique, l'augmentation de la dette publique à force de mauvaise rigueur budgétaire endémique fait repartir la dette totale à la hausse. Il n'y a plus le bénéfice du ripage cité plus haut donc la dette publique n'est plus un mieux disant pour améliorer le risque dans l'esprit des opérateurs.
C'est ce qui est entrain de se passer au Japon. Avec l'OCDE qui exhorte (c'est le terme d'une dépêche de reuters) le Japon à maintenir ses achats de dettes pour maintenir les taux très bas. Mais comme à la suite des élections qui ont mis de côté 50 ans de pouvoir, des rivalités BoJ / gouvernement voient le jour ce qui pose désormais le risque de voir les taux augmenter.
Le risque ce sont les taux. Imaginer 5 minutes ce qui peut se passer pour un montant de dettes telles si les taux prennent 50 %. Si le but était de fournir en coulisses du cash au gouvernement, et bien il n'y aurait qu'à continuer jusqu'à 5 000 % / PIB mais bizarrement ça ne tient toujours pas. C'est la case taux d'intérêt qui coïnce encore. Mais c'est précisément à partir de ce type d'évènement en forme d'impasse soit après que le chassé croisé debt privée/publique se soit opéré que l'éventualité de la hausse pourrait se produire.
Pas de risque pour le Japon ? Les CDS sont en hausse de 40 % depuis début octobre devant ceux des USA et UK avec une envolée depuis l'été totalement décorrélée des autres et bizarrement un endettement de 220 % / PIB pour 2010 qui pose soudain des soucis.
Lequel ? Qu'on n'arrive plus via la banque centrale à compresser les taux qui risquent d'aller se reconfigurer le plus naturellement du monde (puisque c'est ce qu'on voulait damner) pour rémunérer légitimement le risque sur l'endettement public. Et il n'est toujours pas question d'inflation derrière cette question des taux qui peuvent remonter puisque la BoJ vient de prévoir 3 ans de déflation à la suite d'une information officielle sur la nouvelle entrée de l'Archipel en déflation depuis 2006 (salaires en baisse aidant)
Les USA n'ont pas d'excédents commerciaux et une dépendance financière à l'extérieur qui nous mènent à conclure que cette éventualité arriverait bien avant que l'endettement n'atteigne 200 % / PIB si les choses continuent à ce rythme. |
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Posté le : Ven 20 Nov 2009 15:53 |
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| mook |
| Général |

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| Inscrit le : 30 Mai 2007 |
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Dans l'exemple du japon, tant que la boj est au bid, pas de problèmes sur les taux, ok
Mais tot ou tard, il faudra bien qu'il paye l'addition, sinon c'est le yen qui devrait en faire les frais (monnaie de singe). |
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Posté le : Ven 20 Nov 2009 16:03 |
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| DTX |
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apparemment Gilles, vous n'êtes pas le seul à penser que le risque ce sont les taux...
http://www.lesechos.fr/info/an.....emuree.htm
Merci Gilles pour vos réponses,
elles peuvent paraître diablement techniques mais elles sont, à mon avis, le nœud du problème...
@+ |
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_________________ "Le hazard est le meilleur moyen que Dieu a trouvé pour passer inaperçu..."
Albert Einstein |
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Posté le : Lun 23 Nov 2009 14:27 |
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| Gilles Caye |
| Général |

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| Inscrit le : 19 Mars 2007 |
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| mook a écrit: | Je suis vraiment très surpris de ces chiffres.
Mais qui a achété les 1400 milliards de dettes du dernier exercice? et avec quoi? |
Il convient au départ de se rappeler que pour une dette il faut en face de l'épargne, la variable d'ajustement au milieu étant le taux d'intérêt. Il y a des zones à réserve d'épargne et d'autres qui l'absorbe.
On n'a pas de soucis d'interprétation sur le sens de l'évolution de ces graphes à nouveau. J'ai pris d'autres sources que celles déjà présentées :
Résumé de la situation encore ce matin qui place encore la question des taux en son centre...
| Citation: | | Plus les Etats empruntent, plus les agents privés épargnent et prêtent" |
http://www.boursorama.com/votr.....ws=7190697
Sur un marché mondial des taux de 25 000 MDs $ en 2006 et de 45 000 MDs $ en actions, est-ce si dur que cela de trouver 1 400 Mds $ qui passent de l'un à l'autre en plein débâcle alors que les ménages se mettent à épargner USA compris et en sachant que 80 % de l'épargne mondiale se dirigeait vers les USA. Le flight to quality (vol ou fuite vers la qualité en terme de risque )resservit tous les matins peut énerver mais c'est un processus très classique...
N'oublions pas non plus qu'il y a des arbitrages entres des obligations de mauvaise facture vers celles de bonne facture au sein de ces masses énormes, donc il n'est pas forcément nécessaire que de l'argent entre aux USA endroit où se situe le marché le plus liquide et le plus profond de la planète (une monnaie mondiale sans marché de la dette ne peut pas être mondial, d'où les premières tentatives de la Chine à lancer un tel marché - le Yuan sans obligations en yuan n'ira pas très loin... vous commercez en yuan et après vous en faites quoi de ces yuans ? Rien ? Aucun opérateur ne peut reste le nez au vent sans rémunération)
Le marché balance le moins bon risque pour un risque meilleur. Un souci quelconque avec les treasuries ci-dessous ?
Avec les agences FNM et freddie oui. gros souci OK là, toujours en bonne logique on retrouve cela dans le bilan de la Fed via les MBS. Plus personne n'en veut. Il faut bien que quelqu'un les achète.
Vous lisez que 50 milliards sortent des USA sur tel mois OK mais Qu'est ce que ça représente sur cette masse en dizaines de milliers de milliards déjà existants ? Non significatif. Si 50 milliards vont d'obligations privées vers des T-bonds, où est le problème ? Si 50 millairds correspondent à de l'épargne nouvelle des ménages et des entreprises. Où se trouve encore le problème ? et il y a des mois où de l'argent rentre encore.
On vous montre partout des graphes qui désignent des sorties de capitaux mais dans le détail pour les treasuries cela progresse.
ça en fait du monde qui va dans les treasuries avec beaucoup de motivations différentes dirait-on !
Une fois qu'on a commencé par le commencement en regardant quelle épargne se dirige pour financer les déficits et selon quels volumes pour voir si ça colle ou pas, on a tout le temps ensuite d'aller voir très sereinement si des choses plus 'troubles' existent pour les éventuelles impasses.
Je suis tout à fait ouvert à cet exercice qui doit aussi à mon avis être entrepris mais seulement dans un 2ème temps et pas comme une accusation a priori comme on l'observe un peu trop souvent depuis maintenant quelques mois. Vous pensiez que ces fonds venaient d'où ? |
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 |  | | De l'air acheté avec de l'air. La question ne se pose pas. |
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Posté le : Lun 23 Nov 2009 14:58 |
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| Marc Maximilien Authier |
| Général |

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| Inscrit le : 13 Mars 2007 |
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De toute manière c'est la perversion et la corruption intégrale du système. Même si il s'agit des USA, nous nageons quand même en pleine fiction. Tout cela a été créé "ex nihilo". En autant que les imbéciles russes, chinois, arabes, japonais, coréens et toutes ces nullités continuent à jouer le jeu, il n'y a effectivement aucun problème.
Pouf ! Maintenant vous voyez mes petits zéros sur mon ordinateur. Pouf ! maintenant vous ne les voyez plus ! Ça n'a pas d'importance de savoir l'origine du 1400 milliards. Et le 24,000 milliards US en garantie aux banquiers, vous pensez que a pris ça quelque part ? Sans importance.
Le 1400 milliards vient du néant et retournera au néant.
Il représente des unités de néant. C'est comme le 24,000 milliards US avancés par les esclaves contribuables US pour "aider" les banquiers.
La seule chose réelle dans le processus sont les bonus des bandits en charge du système chez Goldman Sachs se prennent au passage. C'est tout. Le reste ne compte pas, ou si peu dans le fond. |
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